Changer le monde, l'erreur invisible

C'est comme un film d'intrigue.

L'enquêteur apprend après de multiples rebondissements, que le tueur... c'était lui.

Quand il s'agit de contribuer à un monde meilleurs, nous sommes parfois dans la même situation. Nous n'avons pas conscience que notre propre ennemi, c'est nous. Nous n'avons pas conscience que loin de changer les choses, nous les maintenons comme elles sont.

J'aimerais vous montrer pourquoi et comment ça nous arrive. Mais surtout, j'aimerais vous montrer comment réellement faire la différence.

Comme les abeilles et les renards

Quand l'abeille transporte le pollen, elle n'a pas conscience qu'elle participe à la pollinisation des fleurs. De son point de vue, elle cherche à nourrir sa ruche.

Quand le renard tue la souris, il n'a pas conscience qu'il participe à équilibrer sa propre population, ainsi que celle des souris. De son point de vue, il ne cherche qu'à manger.

Ce que croit faire l'individu n'a rien à voir avec ce qu'il fait vraiment. Un exemple ? L'intention de Fred est de faire entendre raison à Laura. Mais en réalité, il la renforce dans ses préjugés. En argumentant coûte que coûte, elle se braque. Attaquer les idées d'une personne, c'est comme s'en prendre à un hérisson.

Un bébé hérisson en boule

Dans la même veine, Victor Ferry a analysé le discours d'Aurélien Barrau. Dans une de ses conférences à propos de l'écologie, ce dernier est bon pour fédérer sa communauté, mais il rebute ceux qui n'en font pas partie.

Autrement dit, il participe au statu quo sans le vouloir. Son intention est d'amener les gens à penser comme lui, mais dans les faits il ne fait que renforcer des communautés de pensée dans leurs opinions initiales.

Ceux qui le croyaient déjà, le croient encore plus. Et ceux qui ne le croyaient pas, le croient encore moins.

Son erreur, toute humaine il faut le dire, provient d'une raison simple.

Nous humains, sommes des êtres sociaux. Nous vivons par et à travers des communautés de pensée. À chaque fois que nous attaquons des idées, nous les jardinons. À chaque fois que des communautés se battent, elles se pollinisent l'une, l'autre.

À vouloir détruire des idées, nous participons à un programme qui nous dépasse : entretenir un écosystème de communautés.

Ouvrir, ouvrir

Alors que fait-on ?

On remplace le jugement par l'empathie ; l'attaque par la compréhension.

On accepte que l'autre soit là où il est. On accepte que le changement lui prendra du temps. Et on lui tend la main sur chaque pas, chaque avancée.

On ne diabolise pas, on aime, on encourage. On motive le changement, on donne des clés, des outils, on fait de la pédagogie.

Au lieu d'accélérer, on ralentit. Attendre des gens qu'ils changent d'un coup, ce serait souscrire aux remèdes miracles qu'on voit partout sur internet. Genre perdez 27 kg en 3 semaines.

Aujourd'hui l'urgence n'est pas d'aller plus vite, l'urgence est de RALENTIR... pour ENFIN avancer.

Mais on peut aller plus loin. On peut favoriser une culture de l'inclusion, de l'acceptation des différences et de l'individualité.

Ainsi on favorise le changement, car il n'est plus perçu comme un danger d'exclusion, de jugement, de mise au pilori. Les gens peuvent être eux-même, sans conformisme, ni rébellion.

Le changement ne viendra pas de la guerre, de la pression, du contrôle. Il viendra de l'épanouissement.

PS : si la bienveillance peut nous aider à améliorer les choses, il n'est pas toujours facile de la mettre en place. Voici quelques conseils dans mon article : La bienveillance : mode d'emploi

Je me présente, je m'appelle Nicolas Brun et je veux changer le monde.

Je veux changer le monde, une personne à la fois. Je veux vous aider vous, au travers d'une boîte à outils, pour créer, inventer, contribuer différemment, mais aussi pour vous changer vous-même, tant est que le changement commence par soi.

Pour commencer à changer, démarrez-ici !

Ce contenu est en licence libre CC BY (en bref, vous pouvez utiliser et modifier mes créations en citant Holographik.fr), y compris pour les images et infographies que j'ai créées. Certaines images cependant ne sont pas de ma création, notamment des photos, et sont tombées dans le domaine public.