Marre d'échouer, prenez-vous pour un cascadeur

Vous allez tomber. Et plus tard, vous retomberez encore. Mais ce n'est pas grave.

Malgré les douleurs et les contusions, n'évitez pas vos prochaines chutes. Vous pouvez en faire une force... en devenant cascadeur.

Pas facile, facile

Les chutes sont difficiles. Pas seulement pour l'échec lui-même, mais pour l'image que ça nous renvoie.

Les autres sont géniaux, réussissent, n'ont jamais de cernes et de coup de blues. Ils sont parfaits, nous sommes nul.... Enfin, c'est le film qu'on peut se faire parfois.

C'est comme du vinaigre jeté sur la plaie. La blessure devient plus présente encore.

Alors on rumine, on se sent maudit. Quitte à tomber tout le temps, autant rester au fond de son trou. Avec une gourde et une tente, on a bien envie de rester là. À se repasser la scène d'échec encore et encore.

Mais ne peut-on pas transformer notre maladresse en force ?

Les techniques de cascadeurs

Si en nous inspirant des cascadeurs.

Ils s'en prennent des gamelles. Et des bien méchantes. Et pourtant ils continuent les bougres. Serait-ce qu'ils aiment bien souffrir ?

Je n'en suis pas si sûr. Un cascadeur, c'est d'abord quelqu'un qui a appris à tomber. Comme il faut, sans trop se faire mal. Et qui a appris à se relever rapidement. Sans rester trop longtemps au sol.

Un saut, dans un décor montagneux

Mais c'est quoi apprendre à tomber ?

C'est déjà ne pas trop écouter sa tête. C'est elle qui nous enfonce, qui nous traite de tous les noms. Et pour déjouer ses tours, il existe une technique utilisée en thérapie : se dire "J'ai la pensée que...".

Au lieu de dire "Je suis un gros nul", dites-vous "J'ai la pensée que je suis un gros nul". Cela vous permet de prendre du recul sur vos pensées. De ne pas trop vous y accrocher.

Et pour cela, il faut accepter que notre cerveau nous ment. Il faut avoir l'humilité de reconnaître que nous sommes soumis à de nombreuses illusions, et qu'on se fait avoir souvent.

Apprendre à se relever vite

Ensuite, il faudra se relever rapidement... C'est à dire apprendre.

Le cascadeur qui se fait mal, prépare son plan d'attaque pour la fois d'après. Pas forcément pour éviter la chute, c'est son métier, mais pour éviter les inconvénients de la chute.

Il ne perd pas son temps à rester par terre. Il améliore ses protections pour la prochaine gamelle. Il étudie pourquoi ça l'a blessé.

Alors, prenez-vous pour un technicien et prenez des notes. Oui écrites, c'est plus efficace. Et réfléchissez à vous améliorer.

Dernier petit conseil, si vous ne comprenez rien à vos chutes, il est possible de tenir un journal. Vous consignez comment s'est déroulée la chute, à quelle heure, dans quel contexte. Vous notez combien de temps vous avez mis pour vous relever.

Tenez un journal.

Tous les soirs, vous faites un bilan daté du jour.

Ainsi, vous allez apprendre. Sans vous en rendre compte. Vous tomberez un peu moins souvent. Vous vous blesserez moins, et vous repartirez plus rapidement.

Alors vous êtes prêt ? Enfilez vos gants et vos genouillères et foncez. Désormais, vous n'êtes plus en échec, vous êtes cascadeur !

PS : il n'est pas toujours facile d'apprendre. Mais je peux vous donner quelques ficelles dans mon article Changez de vision et atteignez la lune.

Je me présente, je m'appelle Nicolas Brun et je veux changer le monde.

Je veux changer le monde, une personne à la fois. Je veux vous aider vous, au travers d'une boîte à outils, pour créer, inventer, contribuer différemment, mais aussi pour vous changer vous-même, tant est que le changement commence par soi.

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