Le grincement : la douleur aux mille visages

À chaque rencontre, il porte un nouveau masque.

Un jour il prend l'apparence de la fatigue. Un autre de la procrastination. Le matin, c'était l'irritabilité. Et le soir, les douleurs. On ne sait jamais où il va frapper, ni quand.

Ce qu'on sait, c'est qu'il est là et qu'il attend. Je lui ai donné un nom car il me pourrit la vie, comme il pourrit peut-être la vôtre. J'ai nommé... le grincement.

Une planche et des brouettes

Imaginez une planche de bois pour passer au dessus d'un trou.

Et les gens passent et passent encore sur la planche. Parfois avec une brouette ou des objets lourds. La planche fatigue. Elle grince, mais ne craque pas. Ou disons pas encore.

Les planches d'un banc

J'entends donc par grincements tous les premiers signes de l'épuisement, qu'il soit moral, physique, émotionnel ou mental. Parfois le grincement peut déboucher sur une crise : crise de nerf, de pleurs, malaise, fatigue très intense, impossibilité de bouger, de parler ou de penser, etc.

Ça peut arriver certes. Mais vous pourriez très bien expérimenter des grincements, sans jamais faire de crise.

Avant de continuer, quelques précisions.

Premier point, on ne peut être sûr de rien. Vous avez peut-être des grincements, mais peut-être avez-vous autre chose. Tout auto diagnostic est à prendre avec des pincettes.

Deuxième point, il existe des circonstances qui favorisent les grincements. C'est mon cas avec l'autisme par exemple. Un diagnostic peut en cacher un autre.

Cela étant posé, voyons les solutions.

Ce que vous pouvez faire

Il me semble logique que les coupures incessantes, la charge mentale, le stress et le manque de repos favorisent l'épuisement.

C'est pour cela qu'un outil d'organisation et de prise de notes comme La tout doux liste me semble favorable.

Mais ce n'est pas suffisant.

Il me semble important d'éviter de vous couper vous-même, avec des notifications notamment ou des tentations au divertissement. La meilleure technique que j'ai trouvée, c'est de travailler en bloc de 25 minutes minimum sans aucune tentations. C'est ce qu'on appelle la technique pomodoro. J'en ai parlé dans mon article sur les pauses actives.

Je ferme tous les onglets de mon navigateur et je lance le TomatoTimer, qui me fait le décompte jusqu'à 25 minutes. Si je suis sur ma lancée, je peux continuer plus longtemps.

Mais il existe encore une autre approche.

Enquêter avec un journal

Vous êtes la personne la mieux placée pour déterminer ce qui vous épuise.

Et pour cela, il vous faudra mener l'enquête. Précisément.

Il faudra être au clair avec tous vos symptômes émotionnels, mentaux, physiques, etc. Et savoir leur donner une note pour les consigner dans un journal. Plus vous pratiquerez, plus vous vous connaîtrez. Et plus, vous vous connaîtrez, plus vous saurez déterminer ce qui vous épuise, ce qui vous fait "grincer".

Peut-être, vous rendrez-vous compte que le bruit vous fatigue particulièrement. Ou socialiser trop longtemps.

Attention toutefois, de ne pas tomber dans le travers inverse. Il ne faut pas vous surprotéger, au risque d'augmenter votre intolérance. Tout est question d'équilibre.

Bref, je récapitule :

Et je vous en donne un dernier pour la route. Pratiquez la méditation de pleine conscience.

Vous avez tout.

Je vous passe le bâton de relais. Je vous souhaite d'avancer positivement sur le chemin, de trouver vos propres solutions. Et lorsque vous n'entendrez plus les grincements, tendez bien l'oreille car vous entendrez chanter !

Je me présente, je m'appelle Nicolas Brun et je veux changer le monde.

Je veux changer le monde, une personne à la fois. Je veux vous aider vous, au travers d'une boîte à outils, pour créer, inventer, contribuer différemment, mais aussi pour vous changer vous-même, tant est que le changement commence par soi.

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